Les causes et facteurs de risques

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Les causes de ces déformations positionnelles font encore débat. Cependant, on peut signaler que différentes causes semblent suspectées comme favorisant l’apparition et le développement de déformation positionnelle, vous les trouverez dans ce qui suit. Sachez que toutes les causes suspectées ne sont pas mentionnées ici.

Cause utérine

Certains ont émis l’hypothèse que l’aplatissement occipital commence à se développer dans l’utérus. Il a été notamment constaté que les jumeaux ou autres multiples avaient plus de risque de développer une plagiocéphalie positionnelle. Un manque de liquide amniotique (oligoamnios) pourrait aussi entraîner des pressions supplémentaires et un aplatissement de la tête du fœtus.

Accouchement

Selon certaines études, l’accouchement pourrait avoir un rôle dans le développement de déformation positionnelle, notamment un travail prolongé ou une première naissance augmenterait le risque d’aplatissement du crâne durant les 72 premières heures. A noter, cette thèse est contredite dans d’autres études.

Il faut signaler que ce n’est pas parce qu’une plagiocéphalie est présente à la naissance que l’enfant la conservera par la suite.

Torticolis

Si l’enfant naît avec un torticolis congénital ou un autre problème mécanique l’empêchant de tourner sa tête convenablement, cela augmente le risque d’engendrer le développement d’une plagiocéphalie positionnelle.

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Position prolongée sur le dos sur une surface dure

Différentes études ont été menées quant à l’influence du couchage sur le dos et le développement ou l’aggravation de déformation positionnelle. Ce qui est certain, c’est que le nombre de cas d’enfants atteints de plagiocéphalie positionnelle a fortement augmenté depuis les années 1990 et la campagne de couchage sur le dos (il a probablement triplé).

Il semblerait, en particulier, que plus l’enfant passe de temps sur le dos, plus il a de risques de développer une déformation positionnelle.

Manque de vitamine D de la mère

Enfin, une autre piste évoquée parfois serait une déficience en vitamine D de la mère en fin de grossesse, qui rendrait le crâne du bébé plus malléable (à confirmer).

Facteurs de risques

Ce qui est certain, c’est que les facteurs de risques suivants ont été identifiés. Les déformations positionnelles touchent en priorité :

  • les premiers-nés ;
  • les garçons (sur ce point, une étude signale que, au même âge, les filles sont plus actives et plus mobiles que les garçons en moyenne, ce qui induirait un peu moins de temps sur le dos, sachant que, d’après une autre étude, une demi-heure de moins sur le dos suffirait à limiter les risques de développer de telles déformations) ;
  • les prématurés ;
  • les multiples ;
  • les enfants nourris au biberon. (Ce n’est pas lié à l’alimentation en elle-même, mais c’est plus lié au fait que les parents ont souvent un bras préférentiel et qu’ils pensent moins à alterner).

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Il semble important de favoriser les changements de position, les jeux et activités sur le ventre en suivant les recommandations minimum à ce sujet, et de limiter les temps d’éveil sur le dos, pour éviter la mise en place et l’installation de telles déformations.

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