La FAQ

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Que sont la plagiocéphalie positionnelle et la brachycéphalie ?

Ce sont toutes les deux des déformations crâniennes apparaissant chez l’enfant durant la grossesse ou dans les premiers mois de la vie.
La plagiocéphalie positionnelle (du grec « plagios », oblique, et « kephalê », tête) est une déformation crânienne caractérisée par la présence d’un aplatissement asymétrique, sur l’arrière ou un côté de la tête, aplatissement secondaire à une contrainte mécanique sur le crâne, pré ou post-natale.

La brachycéphalie (du grec « brakhus», court, et « kephalê », tête) est une déformation crânienne caractérisée par une tête large et peu profonde, avec l’arrière aplati. 

Quelle est la différence entre une plagiocéphalie positionnelle et une craniosténose ?

On parle, dans les deux cas, de plagiocéphalie, compte-tenu de la forme du crâne, mais la craniosténose se distingue par une fermeture prématurée d’une ou plusieurs sutures crâniennes alors que la plagiocéphalie positionnelle est, comme son nom l’indique, liée à l’exercice d’une contrainte mécanique externe. Ce sont donc deux problèmes très différents. Une plagiocéphalie positionnelle peut être traitée de différentes manières (repositionnement, ostéopathie, orthèse…), alors que seule la chirurgie pourra venir à bout d’une craniosténose.
Les craniosténoses sont nettement plus rares que les plagiocéphalies positionnelles et  concerneraient 1 naissance sur 2000.

A quel âge les déformations positionnelles apparaissent-elles ?

Dans certains cas, une plagiocéphalie est présente dès la naissance. Plus souvent, elle s’installe peu à peu pour commencer à être visible à l’œil nu entre 6 à 8 semaines de vie. Cependant, les études ont montré que ce n’est pas parce qu’une plagiocéphalie est présente à la naissance que l’enfant l’aura encore à 2 mois. 
Dans tous les cas, c’est très tôt qu’il faut agir pour éviter que la plagiocéphalie ne se développe : n’hésitez pas à signaler dès le tout début à votre médecin la plagiocéphalie, à amener votre enfant très jeune chez un kinésithérapeute ou un ostéopathe (idéalement dès le premier mois, ou dès que possible), et à mettre en place les techniques de repositionnement détaillées plus loin.

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Comment les prévenir ?

C’est, dès la maternité, que les parents devraient recevoir les premières informations sur les risques de développement de déformations crâniennes positionnelles, ceci afin de prévenir l’apparition de ces déformations et afin que les parents puissent avoir les bons réflexes.
Il est important de favoriser le repositionnement, les changements des positions en général et lors de l’alimentation, les jeux et activités sur le ventre sur la durée minimum recommandée par jour et de limiter les temps d’éveil sur le dos, pour éviter la mise en place et l’installation de telles déformations.
De plus, il est vivement conseillé, dans tous les cas, que votre enfant présente ou non une déformation crânienne à la naissance, de consulter un ostéopathe dans le premier mois : vers 3 semaines de vie, selon la pratique de l’ostéopathe, emmenez votre bébé consulter pour que le praticien puisse ausculter votre enfant et écarter tout problème éventuel dont la mobilité.
Cette recommandation est encore plus valable si vous avez vécu un accouchement avec instruments.
Et pour terminer, il est important d’être vigilant à l’inclinaison de la tête de votre bébé, ainsi qu’à son positionnement. Si votre enfant penche sa tête, si l’inclinaison vous parait suspecte, coupler avec de la kinésithérapie s’avèrera être nécessaire.

Comment faut-il coucher le bébé ?

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Non, les politiques de couchage ne sont pas un effet de mode. De nombreuses études ont montré que le couchage sur le dos est de loin le plus sûr, puisque c’est celui qui prévient le mieux la mort inattendue du nourrisson (M.I.N). Les campagnes de couchage sur le dos ont ainsi permis de diviser par 3 le nombre de décès chaque année. Dans tous les cas, le couchage sur le ventre est à proscrire. Le couchage sur le côté est également plus dangereux, puisqu’il y a risque de basculement de l’enfant sur le ventre. 

Différents « coussins » et matelas en vente sont censés limiter le risque de développement de plagiocéphalie, utilisables jusqu’à 4 mois pour la plupart. Il est important de signaler que ces coussins n’ont probablement pas tous les mêmes caractéristiques ni la même qualité. Attention également au fait que, selon certaines études, l’utilisation de ces coussins pourrait augmenter le risque de mort subite du nourrisson et que les recommandations mondiales à ce sujet sont : rien dans le lit de l’enfant.

Ce qui est sûr, c’est qu’un bon conseil est de coucher alternativement le bébé en inversant pieds et tête dans le lit, en particulier si le lit est contre le mur. En effet, un enfant est généralement attiré par la lumière et par le côté où vont arriver ses parents. L’objectif de cette alternance de couchage sur le dos dans un sens et dans l’autre du lit est de favoriser une bonne rotation de la tête pour éviter l’installation de plagiocéphalie.

Si l’enfant présente un début de plagiocéphalie, il faut, à l’inverse, le stimuler davantage de l’autre côté, afin qu’il tourne la tête de l’autre côté. Pour cela, on peut utiliser la lumière, les objets qui l’intéressent, les jouets qui attirent son attention…

Quels sont les autres conseils de prévention ?

Outre les conseils de couchage évoqués ci-dessus, d’autres conseils peuvent être appliqués :

  • alterner la position dans laquelle on donne à manger au bébé (une fois à droite, une fois à gauche)
  • éviter autant que possible le contact avec une surface sous la tête de façon prolongée (transat, lit, siège auto, fond de parc etc.)
  • lui présenter des jouets tantôt à droite, tantôt à gauche.

Qui consulter et quand envisager l’orthèse ?

En cas de plagiocéphalie ou de brachycéphalie apparente, il est nécessaire de faire confirmer le diagnostic par un médecin, en particulier pour être certain qu’il ne s’agit pas de craniosténose ou autre déformation crânienne plus rare. 

En particulier, avant d’envisager un traitement par orthèse crânienne, il est très important d’avoir un avis médical, voire plusieurs. Ce peut être l’avis d’un généraliste, d’un pédiatre, et si besoin d’un neurochirurgien. Si le professionnel de santé que vous allez voir ne connaît pas ces déformations, rien ne vous empêche d’aller prendre un deuxième avis médical.

L’idéal est bien sûr de ne pas avoir besoin de traitement par orthèse.
Si votre enfant présente réellement une déformation positionnelle :
– S’il a idéalement environ 5 mois (âge idéal pour envisager un traitement par orthèse)
– S’il a moins d’un an (pour certains types d’orthèses)
– S’il a moins de dix-huit, vingt mois (pour une orthèse)
– Si vous avez tenté en vain les techniques de repositionnement, et soins kiné/ostéo, et si la déformation est toujours nette, vous pouvez effectivement commencer à envisager un traitement par orthèse crânienne.
Dans ce cas, il faut se tourner vers les différents lieux de soin et les médecins, prothésistes, orthésistes et neurochirurgiens y travaillant (remarque : dans certains centres, ce ne sont pas des médecins qui interviennent, mais des prothésistes/orthésistes). A noter que plusieurs centres de soins peuvent donner leur avis par mail si vous leur communiquez des photos de la tête de votre enfant.

Quel est l’âge idéal pour commencer un traitement par orthèse ?

L’âge idéal pour faire commencer à votre enfant un traitement par orthèse est entre 4 à 7 mois afin de bénéficier de la plus grande période de croissance du crâne, ce qui augmente les chances de récupération et raccourcit la durée du traitement suivant la sévérité de la déformation. Toutefois, de très nombreux enfants commencent après et arrivent à des résultats très satisfaisants.

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Jusqu’à quel âge peut-on commencer à traiter par orthèse ?

Les cliniques et hôpitaux ne définissent pas tous le même âge limite de début de traitement. Ceci dépend en particulier de la technique d’orthèse qu’ils utilisent. En France la majorité casque jusque huit ou neuf mois, un seul va jusqu’à 22 mois.

Quelle est la durée moyenne du traitement ?

La durée moyenne du traitement est de 3 à 6 mois pour une orthèse dynamique et de 8 à 12 mois pour une orthèse passive. La durée de traitement dépend notamment de l’âge de début du traitement et de la sévérité de la déformation. Un enfant casqué après un an portera le casque plus longtemps, et avec probablement une moins bonne récupération qu’un enfant casqué à six mois. A noter cependant que, plus l’enfant est casqué jeune, meilleurs sont les résultats. De même, pour deux enfants à âge identique et déformation similaire, les résultats obtenus ne seront peut être pas les mêmes.

Quel est le protocole de port d’orthèse ?

Selon les centres de soin, les protocoles varient légèrement, mais le principe est globalement le même : pendant une période d’adaptation, le temps de port d’orthèse est augmenté progressivement, avant d’atteindre une durée fixe, de l’ordre de 20 à 23 heures par jour (souvent 22 à 23 heures).

Exemple de protocole d’adaptation : 
Jour 1 : On met l’orthèse une heure, on l’enlève une heure, on ne la met pas pendant la sieste ni pendant la nuit. (Port maximum de l’orthèse le jour un : 4 à 5 heures.)
Jour 2 : On la met deux heures, on l’enlève une heure, on ne la met pas pendant la sieste ni pendant la nuit. (Port maximum de l’orthèse le jour deux : 6 à 8 heures.)
Jour 3 : On la met quatre heures, on l’enlève une heure, on peut commencer pendant la sieste et on peut commencer la nuit. (L’idéal étant qu’il la garde toute la nuit.)
Jour 4 : On la met huit heures, on l’enlève une heure, et on recommence (sieste et nuit compris). Si le jour 3, il a gardé l’orthèse toute la nuit on commence la journée en faisant un break d’une heure.
A partir du cinquième jour et pendant toute la suite du traitement : port de l’orthèse 22 heures sur 24 avec une pause d’une heure le matin et une pause d’une heure le soir. 

Dans quelles situations faut-il/peut-on retirer l’orthèse ?

L’orthèse peut ou doit être enlevée dans les cas suivants :

  • forte fièvre,
  • grippe,
  • le jour d’une intervention chirurgicale,
  • change des vêtements (en choisissant des vêtements adaptés, on peut éviter cela)
  • bain et piscine,
  • exercices d’étirement du cou en cas de torticolis
  • consultation médicale etc
  • trajet en voiture (face à la route)

Qu’en est-il des odeurs, rougeurs et sécheresse de la peau lors du port d’orthèse ?

Il est évident que le port de l’orthèse 22h/24 (voire plus) sur la tête de votre petit cœur n’amènera pas une odeur très agréable à la longue et ce malgré le nettoyage deux fois par jour avec les produits conseillés spécialement pour l’orthèse. Toutefois, pour vous rassurer, cela n’est gênant que lorsque vous lui enlevez l’orthèse ; au quotidien ou quand vous vous baladez, cela passe inaperçu ! 
Il est important qu’au moment où vous retirez l’orthèse, vous puissiez nettoyer la tête de bébé avec un peu d’eau nettoyante et l’orthèse comme indiqué précédemment ; un shampoing tous les deux jours à votre enfant est conseillé (pas trop souvent non plus pour ne pas irriter le cuir chevelu de bébé).
Pour les rougeurs et les sécheresses de la peau qui arrivent surtout au début du traitement, il est recommandé par les médecins et orthésistes de mettre une crème très grasse type vaseline ou une crème avec un gros pourcentage d’oxyde de zinc (pour le nom contactez-nous) sur les zones concernées avant la mise en place de l’orthèse et renouveler l’opération à chaque mise en place de celle-ci si nécessaire.
De plus, en début du traitement, l’enfant transpire davantage : il faut donc veiller à ne pas trop le couvrir pendant cette phase d’adaptation. Quand le protocole est bien en place, normalement, l’enfant ne transpire plus si abondamment.

L’enfant s’adapte t-il bien à l’orthèse?

Tous les parents ayant des enfants casqués vous le diront : nos petits ont une incroyable capacité d’adaptation ! Très souvent, ils ignorent complètement l’orthèse qu’ils ont sur la tête et s’adaptent très vite. Cela dit, l’adaptation est probablement d’autant plus facile que l’enfant est jeune. 
Si vous êtes futurs parents d’enfant casqué, soyez rassurés sur ce point :  le protocole de port progressif de l’orthèse est étudié pour faciliter l’adaptation de l’enfant avec une introduction d’abord en journée par petites touches, puis pendant les siestes et enfin l’introduction pendant la nuit.

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L’orthèse est-elle gênante la nuit ?

Souvent les parents sont inquiets sur ce point, et ont peur que le sommeil de leur enfant soit perturbé par le port de l’orthèse crânienne : compte-tenu de la forme et de l’épaisseur de l’orthèse, l’enfant ne risque-t-il pas d’avoir des difficultés pour dormir et de ne plus faire ses nuits ? La réponse est non, en réalité ce n’est pas gênant. Cependant, selon l’enfant, le temps d’adaptation peut être plus où moins long, de l’ordre de quelques jours.

Le traitement peut-il être remboursé ?

Pour les informations sur les démarches possibles afin d’obtenir un remboursement ou une aide rendez-vous dans la rubrique concernée : Remboursement du traitement

Où aller faire ce traitement ?

Y a-t-il un risque de régression après un traitement par orthèse ?

Nos lectures et conversations avec prothésistes et médecins semblent montrer qu’il n’y a aucun risque de régression après de tels traitements, si du moins l’enfant est assez grand en fin de traitement (au-delà d’un an).

Il apparaît néanmoins important de continuer à être vigilant sur le positionnement de l’enfant, surtout si vous avez commencé tôt le traitement et donc que vous l’avez terminé tôt.
En particulier, il faut veiller à limiter les périodes d’appui sur la tête (transat, siège auto et autre surface dure), et préférer les périodes d’éveils sur le ventre ou assis ou debout suivant l’avancée motrice naturelle de l’enfant. Pour la nuit, en général, c’est moins gênant, car une fois le traitement terminé, l’enfant se tourne par lui-même pour changer de position.

Et après ?

Tout comme avant et pendant le traitement, il est conseillé, une fois le port du casque terminé, de faire un suivi ostéopathique aux moments importants des modifications du crâne (après le traitement pour vérifier que tout va bien, pour ses 18 mois au moment du début de la fermeture des sutures, etc. suivant ce que vous dit votre praticien), et également chez le kinésithérapeute si le torticolis est encore présent.

©Association Plagiocéphalie info et soutien 2011 /maj 2014

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